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Marie Gratton (1935-2018)

Après deux ans de réticences (Réticences et espérances, Revue L’autre Parole, no 7, p.12-17), Marie Gratton deviendra membre de L’autre Parole après qu’elle eût assisté à son premier colloque en 1978. Elle croyait aux vertus de la mixité et aurait tant voulu que hommes et femmes fassent cause commune pour l’égalité homme/femme dans l’Église. D’où sa grande résistance à faire partie d’un groupe composé uniquement de femmes. Mais, une fois engagée, elle a eu un apport remarquable au développement de la pensée et de l’action féministes de L’autre Parole. Professeure à l’Université de Sherbrooke, féministe engagée pour l’avancement de la cause des femmes (elle a notamment été membre du Conseil du statut de la femme (CSF) pendant plusieurs années), communicatrice hors pair, Marie Gratton a été pendant plus de trente ans une des théologiennes les plus en vue au Québec et une des plus ardentes promotrices de l’avènement de l’égalité des femmes dans l’Église.

Reconnue notamment pour sa verve humoristique et percutante, spécialement à l’égard du pouvoir patriarcal dans l’Église, Marie était aussi une femme de compassion qui a fait siennes les paroles de la Bible qui nous invitent à prendre soin du pauvre, de la veuve et de l’orphelin. Elle s’est dépensée sans compter pour telle famille démunie, pour tel individu esseulé, pour telle personne malade. Pour beaucoup de ces personnes la bonté a eu un visage et un nom en la personne de Marie. Pendant vingt ans elle sera bénévole à la maison de soins palliatifs Aube-Lumière à Sherbrooke, maison qui, finalement, accueillera son dernier souffle.

La belle et suave Marie était aussi épicurienne à ses heures ; elle appréciait une belle étoffe, un beau morceau de musique, une bonne table, les tableaux de Vermeer et… les bulles ! Marie savait recevoir avec élégance, maniant aussi bien l’art de la table que celui de la conversation !

Marie était mariée, a vécu plus de 60 ans avec son conjoint et était la mère de trois enfants.

[CV à venir]